Au four et au moulin

la-fille-éparpillée-passions-trop-accumulation-mentale-passionnée-choix-activités-routine-emploi-du-temps-bonnes-résolutions
C’est la saison de la chasse, les feuilles crissent sous nos pas, entends-tu le chant du cerf? Et moi… Moi, j’aime courir plusieurs lièvres à la fois.
Bon, en vrai je ne chasse pas. Je ne fais que courir, comme une gamine derrière un papillon. Oh, et puis un autre papillon. Oh, encore un autre dis donc…
Les papillons, tu l’auras compris (ou pas), ce sont mes activités journalières, mes passions, mes velléités professionnelles… Je culpabilise, je me dis que « qui trop embrasse mal étreint » (ce qui est assez vrai), qu’à toujours vouloir tout faire au fond je ne fais rien… Que, peut-être, je ne sais pas mener mes projets à leur terme? Et c’est plutôt flippant.
Ça serait bien si je pouvais me convaincre que ce défaut est en fait une qualité!
J’ai particulièrement conscience de cet état de fait depuis que j’ai un peu plus de temps pour moi, pour faire « ce que je veux » (c’est-à-dire m’instruire et pratiquer tous les arts, style jeune fille de bonne famille et prête à marier du XIXème siècle).
Et puis je suis tombée la semaine dernière sur une publication Instagram de @lilacam, du blog Fabriqué en Utopie, qui semble avoir le même « problème » et qui l’exprime si poétiquement. Je la cite: « Mon cerveau créatif est une grande demeure pleine de petites pièces que j’ouvre les unes après les autres, et dans lesquelles je m’emploie à explorer tous les recoins, et puis presque toujours je referme la porte ou la laisse entrebâillée et je vais voir ailleurs. Des fois je me dis que je suis gravement instable à ne jamais m’arrêter de changer de domaines, broderie, couture, crochet, électricité, teintures, tricot, je passe mon temps à changer de pièce dans mon atelier créatif mental. Je sais que toutes ces pièces sont là, que je peux y retourner dès que j’en ai besoin et je ne me gêne pas pour le faire. Souvent aussi une pièce s’ouvre sur une autre ou je transporte les affaires d’une pièce à l’autre. Au début je culpabilisais de n’être spécialiste de rien et puis j’ai appris à m’accepter comme je suis. »
Voilà, elle a résumé l’histoire de ma vie. Sauf que moi ce serait plutôt piano/dessin/écriture/bricolage, pour les 4 essentiels, avec parfois lecture/photo/blog/cuisine/tricot/couture/créa etc. Sans oublier glandage/films/ménage/câlins aux chats. Comment ça ces quatre-là ne sont pas des activités???
Rien qu’entre l’écriture et le bricolage, c’est dur d’alterner. J’ai un atelier rempli de meubles à transformer, de produits et d’outils (dont certains n’ont pas encore été testés), mais pas assez de temps pour tout faire. J’ai un projet de recherches et au moins deux projets de romans, mais je dois faire partie de ceux qui planchent six ans sur le même manuscrit avant d’en voir le bout.
Ce sont des choses que j’aime et qui me tiennent à coeur, mais parfois quand j’écris j’ai l’impression que je « devrais » être à l’atelier, et quelquefois quand je bricole j’ai l’impression que je « devrais » être à mon bureau.
J’essaie de suivre mes envies.
J’essaie de suivre la météo.
Mais je n’ai pas de méthode miracle, je ne sais pas me tenir à la moindre routine, je fais une réaction épidermique à la seule mention du mot « programme ».
On dit tout le temps qu’il faut savoir vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Mais dans ce cas, aucune journée ne devrait ressembler à la précédente, non? Même Bill Murray dans Un Jour sans fin fait tout pour faire varier son quotidien.
Sauf qu’il parvient à apprendre là piano, lui…
Au final, je ne sais pas si ma passion pour les passions est un art de vivre ou un handicap. Ça me permet de m’épanouir mais ça m’empêche de me spécialiser.
Je crois que j’ai besoin d’un cadre et que je ne sais pas comment le créer, ni comment me l’imposer.
Le manque de confiance en soi, la démotivation ne sont jamais très loin et souvent je me dis: « A quoi bon? ».
Je sais que pour pouvoir vivre de ses rêves il faut « y croire, ne rien lâcher ».
Je compte sur cette année, sur cette nouvelle année scolaire pour me réinventer. Le 1er octobre, je reprends la fac par correspondance. Le prétexte idéal pour me faire un « emploi du temps »…
En tout cas, le blog, c’est tous les mercredis et les dimanches!
Bon, ok, tu m’as cernée. Pas exactement « tous » les mercredis et les dimanches… Mais forcément ces jours-là. C’est un début, ça, non??
💜💜Iris

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s