Se greffer une main verte

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Sur les blogs fleurissent (… oui je suis payée au jeu de mots aujourd’hui) des articles-conseils pour bien choisir ses plantes d’intérieur, et bien les entretenir. Je ne me lasse pas de ces lectures légères, entre tuto, déco et haul.

Haul si tu pars de zéro, ou encore si toutes tes plantes sont mortes et que tu dois te réapprovisionner… Ce qui peut vite chiffrer.

Pour être franche, ça m’est arrivé pas mal de fois. Je suis de nature insouciante mais mes plantes le sont moins… Et toutes ont ce défaut impardonnable de ne pas miauler quand elles ont soif. Bilan: mes chats, eux, sont toujours en vie. Mes plantes… Pas toutes. Ceci dit, c’est parfois la faute des chats justement! Et, comme j’en ai marre d’en racheter tous les six mois (des plantes, pas des chats), j’ai dû prendre les choses en main et leur imaginer un plan de survie. Voire leur consacrer un bunker, un abri anti-chats: mon dressing.

Je partais de loin, mais je crois que, progressivement, j’y parviens. Voici mes astuces:

  1. Ne PAS TROP arroser

Souvent, on culpabilise à se dire qu’on est parti cinq jours, qu’on a eu la flemme, qu’on est rentré tard tous les jours cette semaine et qu’on a délaissé sa plante. Alors,  pour compenser, on lui offre un surplus d’eau comme si c’était une friandise. Mais d’après les conseils d’un jardinier, j’ai appris que l’excès d’eau était pire que la privation. C’est par l’eau que vont arriver les champignons et se développer un bon nombre de parasites. Alors qu’une plante en manque d’eau aura tendance à réagir en faisant éclore des fleurs (pour certaines variétés en tout cas), une plante qui sature en eau ne saura pas comment gérer le problème.

   2. Ne pas utiliser les cache-pots en guise de pots

Désolée pour ceux à qui ça va sembler enfantin, mais longtemps j’ai eu la flemme de mettre des pots à l’intérieur des cache-pots. Je pensais faire d’une pierre deux coups, en privilégiant l’esthétique, mais c’était une absurde erreur. Une plante qui baigne dans son eau finira par crever. Il faut donc à tout prix que l’excès d’eau s’évapore (système de coupelle) ou du moins, stagne à quelques centimètres au-dessous de la terre et des racines (au fond du cache-pot, le pot à l’intérieur, un peu plus petit, n’allant pas jusqu’en bas).

  3. Faire des regroupements

C’est-à-dire placer les plantes côté à côte, dans la mesure du possible, deux par deux ou trois par trois. D’abord parce que les plantes ensemble (si elles sont compatibles… à vérifier sur internet ou a tester dans la vraie vie) vont développer une sorte d’entraide ou de symbiose (pour la photosynthèse, par exemple); attention cependant à ne pas placer un arbuste énorme à côté d’un bulbe riquiqui, les deux doivent pouvoir bénéficier à peu près du même taux d’ensoleillement. Ensuite parce que, question logistique, ce sera plus facile pour toi de distribuer les mêmes soins à peu près aux mêmes plantes: un binome à arroser régulièrement, un binome à « oublier » cet hiver et ainsi de suite.

     4. Une lumière naturelle

Quand on aime beaucoup les plantes mais qu’on n’a que trois fenêtres, c’est compliqué. Je n’ai pas encore découvert la plante qui pouvait se passer complètement de lumière (peut-être les filles de l’air qui ne nécessitent que très très peu d’entretien, mais justement on se demande si elles sont mortes ou vivantes, ce ne sont pas des plantes très émouvantes je trouve); en revanche, pour avoir exposé mon pothos adoré, une plante qui a survécu à mes soins des années durant, juste contre la fenêtre, je me suis aperçue que ce qui était très bien au début s’est vite transformé en barbecue veggie. Ben oui, le soleil + une vitre = ça crame derrière… Le mieux est donc de placer les plantes non loin de la fenêtre, sur le côté pour que le soleil ne tape pas dessus des heures, mais pas au pied. L’ensoleillement indirect, c’est mieux. Plus loin dans cet article je te dis comment j’ai réussi à mettre la quasi-totalité de mes plantes derrière une seule fenêtre.

5. Le carnet

C’est tout bête, mais depuis que je tiens un carnet de plantes, en plus de connaître leur nom, je vois à peu près comment rectifier le tir si l’une d’elles ne va pas bien. Je me contente de recopier ce que je trouve sur internet, sur des sites spécialisés comme Rustica, pour chaque espèce. J’essaie aussi de regrouper les sous-espèces entre elles (dans la famille des Aracées qui ont à peu près les mêmes exigences, je peux ainsi regrouper mon scindapsus panaché, mon scindapsus aureum et mon philodendron scandens).

Par exemple, j’ai appris ainsi quelque chose que je n’aurais pas soupçonné toute seule: le ficus elastica met un certain temps à s’adapter, il ne faut pas le déplacer trop souvent.

Dans ce carnet, je note aussi les dates de bouture ou de rempotage, les plantes qui sont mortes et celles que je voudrais avoir.

    6. Bien doser

Au final, tout est une question d’équilibre. Pour gagner de la place et parce que je trouve ça très beau, j’aime user et abuser des suspensions. Mais ça ne vaut que pour les plantes tombantes.

Pour les autres, j’utilise un ancien escabeau de peintre que j’ai moi-mùeùe poncé et verni. Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une plante « calcule » à peu près quelle possibilité elle a de grandir par rapport à la distance qui la sépare du plafond: ainsi, placée en hauteur, elle va davantage réfréner sa croissance que si elle était au sol.

 

Si, malgré mes conseils archi-basiques, tu n’arrives toujours pas à allonger l’espérance de vie de tes plantes… Tu peux toujours envisager de les laquer!

 

En cadeau: 3 DIY de mon cru

J’adore bricoler, et pour moi la bricole + les plantes = LE combo gagnant.

  • Tout d’abord, j’ai un pothos (scindapsus panaché) depuis des années, et quand il a fallu lui offrir un pot un peu plus grand je me suis rendu compte que les suspensions pas trop moches coûtaient une fortune. J’ai donc décidé d’en bricoler une (en fait, quatre) moi-même en achetant l’espèce de tige divisée en trois, le pot et la coupelle individuellement. En plus, comme ça, j’ai pu choisir mes formats et mes couleurs. J’ai ensuite percé le pot et sa coupelle pour pouvoir les visser ensemble, et… c’est tout.

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(Désolée, c’était le boxon à cette époque…)

 

  • Il y a deux semaines, j’ai eu une idée… lumineuse… pour permettre à mes suspensions de capter la lumière sans m’empêcher d’ouvrir la fenêtre. J’ai fixé une tringle à rideaux au plafond, ni vu ni connu, et depuis j’adore cette ambiance quasi-tropicale dans le dressing!

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  • Pour finir, ça faisait des années que j’avais cet objet de famille – une lampe de mineur – sans trop savoir qu’en faire. J’ai fini par trouver un moyen de la nettoyer (c’est-à-dire d’enlever une grande partie de la rouille), de la protéger au Rustol et d’en peindre certaines parties. Heureusement que j’ai de petits doigts: j’ai ensuite pu fixer une soucoupe, dans laquelle j’avais découpé un trou au cutter, autour du porte-bougie; le pot (au trou également agrandi à la taille du porte-bougie) enfoncé par-dessus, du terreau et pour finir la plante (l’une de mes dernières boutures de pothos) qui passe à travers les fenêtres.

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Si tu n’y arrives pas… demande à un enfant de le faire pour toi 😀 (il faut vraiment de petites mains pour ne pas mettre de terre partout et ne pas casser les tiges).

 

En conclusion, voici deux petites idées si tu te sens pousser comme une envie de plantes: le marché aux fleurs à Paris est mon endroit préféré du monde en octobre. En plus de variétés inconnues et magnifiques sous des enfilades de serres – où il ne fait pas trop froid – , on y voit à cette période des décos d’Halloween et même, s’ils sont avance, pour Noël.

Je n’ai jamais fait de troc aux plantes (parce que je n’en ai pas assez pour les troquer), mais ça doit être super sympa. Si tu sais comment ça fonctionne, je lirai avec plaisir tes explications en commentaire!

Et si j’ai dit des bêtises… Ou que, simplement, tu veux donner ton astuce pour éviter que les plantes d’autrui ne se transforment en zombies… Vas-y, c’est juste en dessou!

💜💜Iris

 

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